Livia H.

Livia
acrylique sur toile
80X60

Vagina dentata 2.0

"Vagina Dentata 2.0"
acrylique sur toile

Au départ un diptyque. À l'arrivée une seule toile qui raconte autant voire plus ou autre chose. L'autre partie est récupérée, recyclée et servira une nouvelle idée.

Poussières d'étoiles

"Je suis donc je pense"
acrylique sur toile

Sans avoir lu l'ouvrage d'Hubert Reeves "Poussières d'étoiles" j'en devinais le contenu rien que par son titre.
Tous les noyaux d'atomes qui nous constituent ont été engendrés au centre d'étoiles mortes il y a des milliards d'années, nous sommes issus de poussières d'étoiles
Plus rouge que le sang, plus profond que les "racines", plus haut que n'importe quel étendard les étoiles sont nos mères.

La culture n'est pas innée. La culture s'acquière par un apprentissage mais avant ça, il y une notion de choix que l'on peut prendre en compte.

Ce choix est inhérent aux circonstances, à  l'environnement, mais il devient une enivrante possibilité quand les contraintes sont levées.

Un passage difficile...


"Rebirth"
acrylique sur toile



     La petite Livia est là.

     Elle est arrivée tranquille sans un son
     Elle a les yeux de sa mère
     et plein de cheveux

     Elle nous a dit "ouinnnn!"
     J'ai dit "oui!"
     Sa mère "Pfoufff!"

     Nous sommes parents
     Je deviens le dragon 
     de notre propre trésor...







Livia et la route des contes


L'arrivée de notre petite fille Livia m'a presque fait oublier un événement autrement important.

Le 14 novembre à La Celle Saint Cloud (en région Parisienne) s'ouvrira le festival "Sur la route des contes de Polynésie". Cette 8ème édition permettra aux curieux, aux nostalgiques de s'approprier ou de revoir certains aspects de la culture Polynésienne riche et méconnue.

Ce lien vous permet de consulter la brochure en ligne et d'avoir toutes les informations pour ceux qui ne sauraient quoi faire demain soir et qui par ce froid polaire rêveraient de feu, d'eau, de vent en terre du tropique.

J'aimerais pouvoir y assister mais ma fille sans mot m'a demandé de rester près d'elle.

PS: Devenir parent c'est comprendre l'amour inconditionnel et absolu.
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The crash

"The crash"
acrylique sur toile
100X50
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Comme un lego...

Océan Pacifique, berceau des géants...
acrylique sur toile
100X65

"Parfois il faut monter très haut pour voir à quel point nous sommes petits"
Je crois que cette phrase de félix Baumgartner Résume à elle seule ce tableau. Je suis opportuniste malgré moi, et l'exploit tant discuté par le monde, me donnait matière à composer.

L'océan ne reflète pas que le ciel, mais témoigne également de notre insignifiance.

Les premiers hommes à s'aventurer dans le Pacifique s'aidaient des étoiles pour trouver leur cap. Les astres seraient même le ciment de la culture Polynésienne qui n'est pas si homogène que ça.
L'isolement et l'éloignement des îles les unes aux autres permettaient à chaque communauté de se bâtir une identité propre, ce qui mécaniquement engendrait des nuances et quelques subtilités dans les formes qu'elles présentaient.
Mais le système de navigation complexe, devait être commun et précis pour permettre les contacts entre archipels du Pacifique.

Ce n'est pas l'homme qui prend la mer mais la mer qui prend l'homme...

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Le triangle



"Antarès"
acrylique sur toile
92X70


Doit-on expliquer son art? Qu'est-ce que l'art? Qu'est-ce qu'un artiste?

Celui qui tenterait d'y répondre par l'absolu, par une définition indépendante et toujours vraie, ferait je le crois, une erreur.

Je lisais récemment "l'Art est partout", ou encore "l'Art est beau", ou avec plus d'engagement "l'ennemi de l'Art c'est le bon goût".
Entre idéalisme artistique et anticonformisme "dadaïste" je ne savais quoi penser. Ces propositions sont toutes vraies et fausses à la fois.

L'Art est partout pour celui qui veut bien voir. Ma mère est la plus belle des femmes et le "mauvais goût" des sculptures de Marcel Duchamp me laissent de glace (mais sa réflexion sur l'art est passionnante et une bonne partie de ses toiles m'interpelle).

La seule affirmation que je me permettrai est qu'il faut être au moins deux pour prétendre faire de l'Art.

Il y a une citation qu'on prête à Vincent Van Gogh que j'aime:

"Chez les artistes, j'accorde autant d'attention à l'homme qui fait l'oeuvre qu'à l'oeuvre elle-même."(source douteuse)

The Enterprise


Camilla
acrylique sur carton
79X59
Le portrait a toujours été un genre en peinture qui m'attirait. Dès mes débuts je voulais faire le portrait des personnes qui comptaient pour moi. J'avais le sentiment que c'était une belle manière de leur montrer mon affection.
Faire le portrait de quelqu'un, c'est se rapprocher de cette personne, raconter une histoire, se souvenir parfois.

C'est avec plus ou moins de réussite que je terminais un portrait, le plus souvent c'était avec le moins que je flirtais.

C'est en quête de méthodes, de conseils sur le net que je tombais sur le blog de  Gwen seemel, portraitiste franco-américaine qui m'a complètement décomplexé sur la pratique de la peinture.

Il me paraît important d'admettre ses influences, mais surtout important d'admettre que lorsque l'on part de rien on ne risque rien à s'inspirer du travail d'un autre, mais on risque tout à faire croire à de "l'immaculée création"...

Le temps d'un espace


Vaianu H.
acrylique sur toile
79X59
J'ai toujours beaucoup de mal à me mettre à peindre. J'y pense tout le temps, tous les jours mais les dix pas à faire pour atteindre l'atelier sont comme les pas du condamné.

Les seules pensées qui me permettent de m'endormir la nuit sont en peinture. J'imagine ce que je pourrais peindre, j'imagine le thème, la composition, la teneur, la subtilité qui donnerait la trame à l'idée et ce n'est qu'une fois que toutes les possibilités sont envisagées qu'elles m'assomment et m'endorment.

Je dois comprendre ce que je veux faire avant de pouvoir l'exécuter.
Et tout le problème est là. Je réfléchis trop et ne laisse aucune chance à l'improvisation. Ce qui, in fine, ne laisse que peu de place à la peinture elle-même.

Et pourtant j'aime peindre. C'est la seule activité où rien n'a d'emprise sur moi. Je ne pense à rien, je fantasme.

Quand je peins, je suis le conquérant de l'espace et du temps.

Again and again...

"Time is the master"
acrylique sur toile
Je ressers toujours la même cuisine.

Humanité

Pandore
acrylique sur toile
75X75


L'humeur influence la créativité et la forme qu'elle prendra.

Ce tableau a presque 3 ans, je travaillais à ce temps de nuit et je prenais les transports en commun pour aller et revenir du boulot.
À 2h du matin la ville change de forme; je traversais des foules en fête mais je sentais une certaine tension dans l'atmosphère.

C'est sans doute influencé par ce sentiment oppressant que le mythe de la boîte de Pandore que je voulais traiter prenait la forme de ce personnage menaçant.

Le mythe prétend qu'une jeune femme aurait ouvert une boîte qui contenait tous les maux du monde...

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"Messages des hommes vrais au monde mutant"

"Rumia l'oeuf de l'origine"
acrylique sur toile
92X65


C'est le titre d'un bouquin que j'ai lu il y a quelques années. C'est l'histoire d'une femme qui ne le savait pas mais qui était en quête d'elle même.
Le genre du roman oblige à certaines distorsions de la réalité et c'est sans surprise que de vives contestations se sont construites autour de la véracité de la quête initiatique que l'auteur nous vend.

Je veux rester loin des polémiques et je ne discuterai pas du vrai ou du faux de ce que nous propose cette femme (désormais riche). La seule chose qu'on peut lui reprocher est la seule chose à laquelle je lui porte tout mon intérêt; elle a su me faire "voyager" et c'est tout ce que je retiendrai.

Parce que je suis un peu lâche je fais toujours très attention à ce que j'écris pour éviter le besoin "anonyme" de certain à vouloir désoeuvrer  l'artiste qui a le courage d'exprimer sa perception du monde.

Tiare apetahi

"Tiare apetahi"
acrylique sur toile
65X91

En parlant à mon père dernièrement, je réalisais que je perdais mon argot franco-polynésien. C'était pourtant si facile, si naturel il y a peu. Dorénavant je pense mes mots avant de les utiliser.

C'est troublé et résigné que j'admets n'être plus si sûr de moi quand je parle de la Polynésie. Ce recul que construisait mon "exîle" et qui  m'aidait à peindre et parler de ce que j'ai toujours connu, aujourd'hui  me fait douter.
Je me questionne sur la pertinence du point de vue que je veux partager sur cette société que je m'imagine à tord figée dans le temps.

28 rue Saint Rémi Bordeaux


Uru/Arbre à pain
acrylique sur toile
100X72
Je ne sais pour quelle raison ma mère avait encadré et accroché une citation en face de la porte de ma chambre.
"Ne me parle pas de tes efforts parle moi de tes résultats."

Je me doutais que ce message m'était destiné mais je ne comprenais pas vraiment pourquoi. Je n'étais pas trop mauvais élève (du moins à mes 12 ans...) et je n'ai jamais eu à me justifier de quoique ce soit (j'étais le gentil garçon à sa moman).
Je le lisais presque systématiquement à chacun de mes passages, je m'en imprégnais malgré moi.

Je n'ai pratiquement pas peins ces derniers temps et plutôt que d'expliquer que ceci est dû à mon récent déménagement, à ces nouveaux murs qui m'impressionnent et que le monstre d'habitudes que je suis ne s'y fait toujours pas, j'essaierai plutôt de parler d'un petit retour aux sources: la mythologie Polynésienne ;)

Cadavre exquis


Je me rends compte aujourd'hui que ça va faire un mois que je ne poste rien. C'est aujourd'hui également qu'on aurait fêté l'anniversaire de "Popeye" mon grand père.
Il paraît que par superstition sa mère ne l'aurait reconnu que le lendemain de sa naissance car le 13, elle n'aimait pas...
Je ne sais pas si Popeye a eut une belle vie grâce à ça; une chose est sûr c'est que je pense très souvent à lui depuis que je suis en France et particulièrement aujourd'hui.

Mon grand-père est né ici. Il a fait la guerre, il est blanc presque rose, il aime le rosé et les romans S.A.S. Il vit à Paris et s'engage dans la marine.
Il fait le tour du monde et arrive à Tahiti; ce sera le 1er janvier de son an zéro.
il rencontre ma grand-mère qu'il aimera toute sa vie, même si un jour, elle, avait arrêté...


Tahiti
acrylique sur toile
50X100

ChikaBoOM BANG BANG!

ChikaBoOM BANG BANG!
acrylique sur toile
100X160

Avant de vous présenter la genèse de ce diptyque je dois rendre à César ce qui appartient à César. Je n'ai malheureusement pas pu prendre les clichés moi-même et j'ai donc pioché dans ce qu'internet me proposait.
La frégate c'est cette frégate et l'albatros c'est cet(te) albatros. Je remercie les photographes à qui je n'ai pas (encore) demandé l'accord. En même temps j'ai le sentiment de ne léser personne.

Otaha



Otaha/frégate
acrylique sur toile
100X80


J'emmerde l'extrême droite!


"Français, Tahitien, Brésilien?"
acrylique sur toile
100X90



Il y a peu durant un apéro', je retrouvais une copine que je n'avais pas vu depuis longtemps. En discutant des dernières "news" on en arrivait à la peinture. Un lapsus se glissait dans la conversation:

"Vaianu tu es un art triste!"

Je n'aime pas prêter trop d'attention aux lapsus, mais celui-ci en disait long sur ce que je proposais et l'interprétation qu'on pouvait en tirer.
Je flirte avec la nostalgie, la colère, la frustration, je me bâtie un mur de solitude qui s'écroulera un jour.

Série et abstraction

Tanë
acrylique sur toile
100X80


Je souhaite travailler en série et donner plus de portée à mes travaux. Peindre en série c'est donner plusieurs variations d'un même thème et permettre à celui qui regarde de se construire un point de vue critique au fil des épisodes subjectifs que propose l'artiste (c'est pompeux comme tournure, je vous l'accorde, et je ne suis d'ailleurs pas convaincu que tout ça ait du sens quoi que...).

Honu


"Honu"
acrylique sur toile
73X90


V. une amie, m'appelait il y a 3 jours pour me demander si j'avais toujours une des toiles que j'avais exposé il y a (déjà!) 2 ans. Elle voulait me l'acheter pour l'offrir.

J'étais très touché qu'elle ait pensé à un de mes tableaux mais obligé de lui annoncer que je l'avais déjà donné à un ami.

To'ere Punk

Joueur de to'ere
acrylique sur toile 

Ce tableau n'existe plus. Il est à l'origine un gros ratage que je n'ai PAS  su ne PAS présenter. Je suis plutôt d'avis qu'il ne faut montrer que le meilleur de ce que l'on fait, je le considère, en fait, plutôt comme un semi-échec.

Ma première oeuvre d'art

J'ai récemment fait l'acquisition d'un tableau. Parce que je ne roule pas sur l'or, surtout depuis mon retour du Brésil cet achat n'était pas des plus "raisonnable". Après une (très) courte réflexion je me suis dit "fuck la raison". J'aime ce tableau et c'est tout ce qui compte.

La peinture (et tout autre forme d'expression artistique) à pour qualité intrinsèque de provoquer une émotion. Le sentiment que ce tableau a fait naître chez moi est assez ambiguë et j'arrive à peine à l'expliquer. Il est vite devenu entêtant, et je réalisais que si je ne l'achetais pas, je le regretterai.

Avec un peu d'appréhension (tout de même), je me rendais au lieu de rendez-vous pour l'échange. Quand elle m'a présenté le tableau le seul mot que j'ai pu expiré a été un "Woooo" sonore. Tous mes doutes ce sont dissipés en une seconde. L'oeuvre était à moi avant même que je ne lui donne l'argent. Après une courte mais agréable rencontre je rentrais chez moi pressé de pouvoir l'admirer.

Un début, une fin...

"Pua'a"
acrylique sur toile
80X60




L'histoire que j'essaie de mettre en place dans mes toiles est sans doute dû a mon goût pour la BD et le tatouage.

Plus jeune je passais beaucoup de temps à feuilleter les BD que mes parents m'achetaient. Je ne savais pas encore lire à l'époque et je me contentais de regarder les strips qui suffisaient à me faire rire (Gaston Lagaffe est LE personnage de mon enfance).

Le tatouage Polynésien dont je m'inspire beaucoup est lui aussi en ensemble de symboles qui, in fine, "raconte" une histoire.

L'il et les autres



"L'île"
acrylique sur toile
70X100
L'île est un sujet que je traite souvent dans ma peinture, je ne sais pas ce que cache cette récurrence...

Ma croix...


"La croix"
acrylique sur toile
100X70



Le Tatau (tatouage) est l'archive du monde Polynésien. Considéré par les missionnaires comme une pratique païenne, au même titre que le tamure (danse), il a pendant longtemps été interdit. Loin d'en vouloir a l'Histoire et parce que nous avons autre chose à faire que de blâmer des morts, cette interdiction à tout de même fait perdre un pan entier de l'idéologie, de la cosmogonie, de l'esthétique Océanienne. La redécouverte de cette écriture donne lieu, par bon sens, à un usage nouveau, à des significations nouvelles mais aussi et surtout à de nouvelles intentions.

Le feu

Pele (pélé)
acrylique sur carton
110X100






Après un mois de vacance à bien glander sous le soleil du Brésil j'en avais presque oublié l'hiver que j'avais réussi à fuir. Le retour a été mortel, mes doigts et ma motivation ont mis plus de deux semaines à dégeler. C'est sans aucun doute parce que j'en ai marre de ce froid sybérien que j'avais envie de vous parler de ce tableau qui représente le feu.